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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 04:59



        Avec une des merveilleuses petites plaquettes de L’ÉCHOPPE (envois), c’est à une toute petite promenade dans une exposition (à la National Gallery of Art de Washington) et dans l’œuvre de Mark Rothko que nous convie le peintre d’origine irlandaise Sean Scully dont la dette envers l'artiste né à Dvinsk est immense. Ces lignes  (vingt-deux pages ici) ont été tout d’abord publiées dans le TIMES LITERARY SUPPLEMENT du 6 novembre 1998.


    Rien de radical, rien de théorique, rien de bouleversant dans ce regard porté sur des peintures aimées et admirées.

    Quelques catégories peu opératoires (comme le romantisme ou cette étrange obsession que nous avons tous de  parler au nom de l’universel en art)), une insistance sur l’explication psycho-sociologique (l’émigré, sa traversée des USA, ”le mysticisme russe et juif”, son “mutisme social”, son sentiment d’exil où qu’il fût, sa tendance au repli, le tableau comme ”espace émotionnel intime et obsessif”), portée par une lecture téléologique comme souvent pour les artistes et pour Rothko en particulier, mais une juste connaissance de son évolution (la place de Matisse) et de ses déclarations (la dimension de drame sans acteurs représentés est bien soulignée), de pertinentes appréciations sur telle ou telle série (N°14(1960) ou sur la tension de chacune (dilatation/ concentration), une bonne délimitation de son originalité parmi les géants de l’Expressionnisme abstrait américain (Pollock et Newman), en particulier dans le traitement d’un legs spirituel “européen” (l’art transcendental, pour reprendre ses mots).


    Une simple promenade admirative, fraternelle qui nous offre un titre profond : corps de lumière. Dorénavant il nous reste à toujours contempler-méditer Rothko avec lui, contre lui, à travers lui. Corps de la lumière, corps traversé, transi de lumière, lumière-corps, corps-lumière.

 

Rossini, le 12 novembre 2012.

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Published by calmeblog - dans critique d'art
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