Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 06:07




    Qu’est-ce qu’un hommage? Qu'est-ce qu'un hommage en peinture? Pourquoi rendre hommage à un autre peintre? Quelle forme choisir pour saluer un Maître qui vient de disparaître? Un hommage est-il seulement un acte d’admiration? Que cache un Tombeau? Est-il toujours désintéressé? Un hommage peut-il être un manifeste?

       En 1864, un an après le salon des Refusés qui eut une si grande importance pour Manet (LE BAIN devenu LE DEJEUNER SUR L'HERBE) et Whistler, Henri Fantin-Latour décide de rendre hommage à Delacroix dans un tableau qui deviendra célèbre : on voit alors le portrait de l’auteur de LA BARQUE DE DANTE entouré de trois écrivains critiques assis (Duranty, Champfleury, Baudelaire), de six peintres (Whistler, Legros, Manet, Balleroy, Bracquemont, Cordier) et de Fantin lui-même, la palette à la main.

       Lisons Théophile Gautier pour plus de précisions : «Puisque nous en sommes à ce cénacle de peintres qu'on nomme réalistes [.. .], parlons du singulier tableau que M. Fantin-Latour intitule Hommage à Eugène Delacroix. Le portrait du grand peintre, assez finement indiqué, d'après une photographie, occupe le centre de la toile. Un bouquet de fleurs s'épanouit au bas du cadre, comme un souvenir et un hommage. On ne saurait réduire l'apothéose à des proportions plus bourgeoises et plus modestes. Sur le devant sont groupés, vus à mi-corps, et tournant le dos à l'objet de leur vénération pour regarder le public, les amis du peintre, artistes et littérateurs, que réunit une commune admiration du maître illustre tant regretté de tous. L’œuvre de M. Fantin-Latour est plutôt une collection de portraits qu'une composition raisonnée et dirigée dans le sens de son motif; mais ces portraits sont eux-mêmes fort bien peints et très-ressemblants. On reconnaît au premier coup d'œil Champfleury, le père et l'apôtre du réalisme en littérature; Charles Baudelaire, Manet, de Balleroy, Wishler (sic), l'auteur de La Dame en blanc, si remarquable et si remarquée l'année dernière au Salon des refusés; Fantin-Latour lui-même, Duranty et deux ou trois autres dont les physionomies ne nous sont pas assez familières pour y mettre un nom avec certitude.
  Il y a, malgré la bizarrerie de l'arrangement ou pour mieux dire malgré l'absence de tout arrangement, un véritable mérite dans cette toile dont le public s’est fort préoccupé. Le caractère particulier les têtes est bien saisi; la couleur, en dépit des brutalités volontaires, ne manque ni d'harmonie ni de finesse, et le tout est mené d’une brosse alerte et résolue»

     Élogieux, Gautier parle de réalisme et de bizarrerie. Un critique très hostile au tableau, Jean Rousseau conteste la notion même de réalisme et ironise beaucoup sur la position et le statut des personnage (au point se s’attirer les foudres de Fantin dans une lettre au directeur du FIGARO): « M.FANTIN-LATOUR, autre réaliste, du moins à ce qu'on prétend. - Réaliste en quoi? Rien de particulier dans le dessin ni dans la couleur. Le ton, un peu aigre dans la demi-teinte, un peu inconsistant partout, ne connaît pas la mate solidité de la peinture de Courbet. Le modelé a plus d'esprit que de vérité; l'accentuation des formes est amusante, mais la charpente est parfois détraquée, rien de serré dans l'étude des plans. De la facilité, de la souplesse, du brio, voilà surtout les qualités qui recommandent à notre attention l'Hommage à Delacroix de M. Fantin-Latour; mais elles ne font pas que sa peinture soit plus réaliste qu'une autre.
Cet Hommage à Delacroix consiste dans un gros bouquet que va déposer devant son portrait un jeune homme complètement inconnu, joli garçon d'ailleurs et bien mis. Seulement il a tort de tourner le dos à Delacroix pour nous regarder. Quelques messieurs en redingote et en paletot s'associent à cet acte de piété artistique. Tous tournent unanimement le dos à Delacroix; tous nous sont aussi parfaitement inconnus que le jeune homme au bouquet - à part pourtant MM. Champfleury, Baudelaire et Fantin lui-même, assis au premier plan. Je suppose que l'hommage rendu à Delacroix est sérieux; on a dû convoquer à la cérémonie les plus illustres représentants des arts et de la littérature. Voilà M. Fantin qui représente la peinture actuelle, M. Baudelaire qui représente le romantisme de 1830, M. Champfleury qui représente le réalisme de ces dernières années, c'est bien; mais ne peut-on pas savoir le nom des autres gloires qui figurent dans cette réunion, à commencer par le premier rôle, le jeune homme au bouquet? Delacroix, lui-même, la tête levée, l'air surpris, semble se demander: - quels sont ces dos-là?»



    Avec le beau catalogue d’une exposition qui a eu lieu à Paris en 2011/12 intitulé FANTIN-LATOUR, MANET, BAUDELAIRE, L'HOMMAGE à DELACROIX, nous sommes lancés dans une vaste et passionnante enquête sur l’enjeu, les buts, les calculs, les arrière-pensées de ce tableau montrant des personnages qui connaissaient finalement peu Delacroix, hormis Baudelaire.

 

 




  POURQUOI?(I)



     S’il est plus que difficile d’entrer dans les motivations d’une création, on peut tout de même pointer des causes objectives connues pour ce tableau. L’enterrement de Delacroix et l’hommage qu’on lui rendit officiellement furent probablement déclencheurs. Stéphane Guégan et Christophe Leribault, deux des contributeurs du catalogue, rappellent quelques faits : le Maître meurt le 13 août et on l’enterre le 17. Delacroix à partir de 1857 a souhaité mener une vie protégée, en retrait de la vie sociale, mondaine et politique (Baudelaire: " Si jamais homme eut une tour d'ivoire bien défendue par les barreaux et les serrures, ce fut Eugène Delacroix")) et a souhaité que son œuvre soit dispersée à Drouot pour régler les problèmes d’héritage. Sans être déshonorantes, ses funérailles en plein mois d’août ne furent sans doute pas à la hauteur de son génie: l’accompagnèrent au Père-Lachaise, Millet, Meissonier, Manet, Carjat et Nadar, Champfleury, Catasgny et son plus grand admirateur Baudelaire dont Leribault cite un beau texte évoquant sa visite au mort.
    L’auteur de la contribution LA FABRIQUE DE L’HOMMAGE affirme que des conversations entre Manet, Baudelaire et Fantin «naquit l’idée d'un hommage peint qui manifesterait au cœur du Salon la reconnaissance de la voie illustre ouverte par Delacroix à un art exigeant et authentique. Restait à matérialiser cet hommage, à lui donner de l'éclat sans trahir les idéaux du maître comme de son interprète. Ainsi, selon Adolphe Jullien, Baudelaire aurait souhaité que Delacroix apparaisse au milieu des grands hommes qui l'ont inspiré : Shakespeare, Goethe et Byron. Une note conservée dans le fonds Fantin de la Fondation Custodia le confirme. Sur ce petit carré de papier figure une liste de noms rapidement crayonnée : «Raphaël, Michel-Ange, Rubens, Véronèse, Rembrandt, Vélasquez, Goethe,  Byron, Shakespeare, Arioste, Dante, Virgile, Haydn, Beethoven, Mozart, Weber ». Fantin y a inscrit sur le côté: « De Baudelaire / pour mon tableau/ A Delacroix». Désireux de se représenter lui-même au milieu de ses amis, Fantin ne reprit pas ce parti mais tenta d'en garder l'aspect allégorique avant de se résoudre à  une option plus contemporaine».
 

 


    COMMENT?

 

 

      Les lignes précédentes donne une juste idée de la première direction qu'emprunte Fantin quand il cherche la forme de cet hommage.
    Laissant de côté l’intuition de Baudelaire, il opte tout de même et assez longtemps pour une solution lourdement archaïsante comme le prouvent les passionnnantes esquisses et les éclairants dessins préparatoires (crayon graphite) conservés et figurant dans ce catalogue : une statue ou un buste de Delacroix avec souvent une femme éplorée (la Peinture) assise au premier plan, des hommes (au nombre changeant) se pressant autour et une femme ou la Gloire couronnant le buste du peintre célébré. Quelques essais à l’huile mettent soudain bien en valeur le noir des costumes contemporains et rappellent fortement L’APOTHEOSE D’HOMERE d’Ingres, ce qui reste tout de même un peu étonnant.
   S
oudain un pas est franchi: le buste longtemps placé sur la gauche puis peu à peu central, disparaît, remplacé qu’il est par un tableau offrant le portrait de Delacroix (copié d’après une photo de Carjat ou Laisné )- Delacroix qui peignit, faut-il le rappeler?, des portraits (dont celui de Chopin) ou des autoportraits célèbres: l’esquisse du 27 janvier 1864 est le résultat de cette nette évolution dans la mise en scène de l’hommage. C. Leribault voit alors dans le choix d’une certaine couleur (les seules taches claires revenant à la blouse blanche du peintre Fantin, aux chemises des admirateurs, au bouquet presque central et au cadre du portrait de Delacroix) et d’un certain agencement le possible écho d’une redécouverte par Fantin comme par bien d’autres (dont Manet) des portrait de F. Hals mais aussi du PREVOT DES MARCHANDS ET LES ECHEVINS DE LA VILLE DE PARIS (1648) de PH. de Champaigne. Ce qui créa l’événement étant, comme on l’a vu, le regard des visiteurs tournés vers le peintre hors champ ou le public et ne regardant donc pas ...Delacroix.
    Une chose est certaine : celui qui est dans le tableau, les couleurs en main, et qui, en même temps, est supposé accomplir le tableau qui contient le portrait de Delacroix, Fantin, a dû faire vite pour achever son œuvre (février-mars1864) afin d'être admis au Salon, le jury devant se prononcer entre les 10 et 20 mars.



    AVEC QUI?


    L'historien d'art est vite frappé par un point : en dehors de Baudelaire dont on sait l'admiration pour le Maître, on ne trouve aucun disciple de Delacroix et aucun inconditionnel. Le catalogue est formel : ce sont des réseaux (complexes) d’amitiés (plus ou moins durables) qui expliquent certaines présences.

    Un premier article (de Marie-Pierre Salé) dégage précisément les relations d’un trio situé à gauche de Delacroix: Fantin (assis), Whistler et Legros (debout). Ils avaient «fondé» la Société des Trois mais leur bonne entente fut éphémère et ne dura pas au-delà de l’année de cet hommage : une distance marquée s’installa entre Fantin et Legros ; une haine à peine rentrée se déclara entre Legros qui faisait carrière à Londres et Whistler.

    Manet a une place d’honneur, debout à droite, en face de Whistler, proche de Delacroix et avec un visage qui capte un peu plus que d'autres  la lumière : sans être un disciple, il a rendu visite au maître dans son atelier de la rue de Fürstenberg, il a copié LA BARQUE DE DANTE, il sait que Delacroix ne faisait pas partie de ceux qui refusèrent en 1859 son BUVEUR D'ABSINTHE : enfin, il était à son enterrement. En 1862, dans LA MUSIQUE AUX TUILERIES, il avait inclus des portraits identifiables (Balleroy, Astruc, Eugène Manet, Offenbach, Baudelaire, Gautier, Champfleury, Aurélien Scholl) dont Fantin-Latour qui, plus tard, lui réserva une autre place dans L’ATELIER DES BATIGNOLLES (1870).
    Moins connu est Albert de Balleroy (1828/1872), peintre de sujets de chasse, d’animaux, de natures mortes, de marines mais qui avait surtout une belle générosité en amitié aussi bien avec Fantin que Legros et Bracquement. Ce dernier, graveur, proche de Fantin depuis longtemps et qui lui au moins connut Delacroix non sans en retirer quelque amertume....
    Le plus surprenant des artistes présentés dans l’Hommage est Cordier, ami d’école de Fantin, peintre à l’œuvre réduite devenu
ensuite journaliste et qui fut toujours un amateur très critique vis à vis  de Delacroix.
 
  Dans ce parterre de peintres amis, nous voyons assis, trois critiques, trois artistes de plume, deux plutôt inattendus. Tout d’abord, bien mis en valeur dans une position éminente, Champfleury (1822/1889) dont la tête empiète quelque peu sur le tableau représentant Delacroix:  on l’associait à Courbet (il figurait d’ailleurs dans le célèbre et problématique tableau de 1855 L'ATELIER DU PEINTRE. ALLEGORIE REELLE) mais Leribault montre bien que Champfleury s’était un peu fâché avec Courbet en défendant Delacroix et en orientant ses travaux vers l’érudition, loin des engagements du peintre d'Ornans.
    Duranty (1833/1880, assis à l’extrême gauche et regardant on ne sait quoi, était un romancier connu alors et un grand avocat du réalisme : on s’étonne qu’il soit mis en face de Baudelaire qui certes  avait aimé son roman LES MALHEURS D'HENRIETTE GERARD mais  devinait bien que sa passion pour Delacroix était faible. C’est en tant qu’ami vraiment proche de Fantin, malgré une brouille passagère, qu’il figure dans le tableau....
   Inutile de dire préciser la raison de la présence de Baudelaire qui, après bien d’autres textes, avait publié, dans L’OPINION NATIONALE (2 septembre, 14, 22 novembre 1863), le magnifique l’œuvre et la vie d’EUGENE DELACROIX célèbrant l’artiste de génie, la grande âme à l’immense culture, littéraire notamment.
 

 

    Plus qu'une communauté de vue et d'admiration, c'étaient donc des amitiés qui expliquaient la présence de personnages pour qui Delacroix avait une importance parfois toute relative.


   
    Faut-il voir plus?



    POURQUOI?(II) «Remémoration et autoproclamation, tombeau et manifeste»(Stéphane Guégan)

    Il y a incontestablement chez Fantin et Baudelaire le désir sincère d’honorer, entre amis, Delacroix (avec des moyens qui n’ont rien à voir avec ceux du Maître mais après tout personne n’attendait le ridicule d’une imitation). Pourtant les spécialistes que nous lisons dans ce catalogue laissent deviner d’autres raisons plus ou moins conscientes.
    Dans ce rendez-vous autour de Delacroix, de son portrait,  il y a tout d’abord une réunion de peintres (Fantin, Whistler, Manet surtout) qui avaient été refusés l’année précédente et avaient connu un réel succès (y compris Legros qui était dans le Salon officiel et avait préféré rejoindre ses amis au Salon des Refusés). Sur cette base naît un débat qui fera du bruit et permettra aux artistes de se faire connaître un peu plus : Manet se montre très sensible à cette forme de publicité. Le catalogue parle «d’intérêt médiatique» clairement compris par le peintre d'Olympia.
    Le débat critique s'est cristallisé autour du mot réalisme provoqué sans doute par la noirceur, le lugubre de la toile. Nous avons vu le critique du Figaro, Jean Rousseau le reprendre pour en dénoncer l’inanité profonde. Guégan indique que les avis favorables au tableau voient en l’Hommage l’émergence possible d’une génération nouvelle du réalisme qui échapperait à l’impasse Courbet ou du moins à ce que beaucoup tiennent pour une impasse....
    Et c’est peut-être là que se dessine l’enjeu peu apparent à première vue. On agite le réalisme, ce qu’admet Fantin dans sa réponse au Figaro, on reconnaît l’importance de Courbet mais on prend ses distances avec lui
("Comme peintres, nous procédons du mouvement imprimé par M. Courbet et nous ne croyons nullement, en le reconnaissant détruire notre originalité personnelle. Un artiste puissant nous a montré le chemin. Avouons-le pour son honneur et le nôtre"). Cette apothéose de Delacroix qui ne saurait en être une (Gautier insiste sur sa dimension bourgeoise) renvoie, pour s’en démarquer, à un autre atelier, le très problématique ATELIER DU PEINTRE-Allégorie réelle de Courbet (1855) où figurent déjà (à droite parmi les amis ou partisans (supposés) de l’artiste (dont Proudhon), Champfleury (qui n’aime pas l’image que le peintre donne de lui) et, à l’écart, lisant, apparemment peu intéressé, Baudelaire (dans le dos d’Apollonie Sabatier, la Présidente ! et non loin de Jeanne Duval, effacée au dernier moment(1)) dont l’amitié pour Courbet est alors déjà bien refroidie?(2)(3)
    Loin de l’hétéroclite atelier de Courbet (qui le voulait tel, évidemment), loin du personnage, de ses postulats et de ce qui passe pour ses outrances, Fantin propose une peinture qui veut manifester pour elle-même, ce qui revient, en honorant Delacroix, à dépasser ou à minorer ou à évacuer Courbet comme le suggère Guégan en parlant aussi de «cénacle réaliste sans Courbet». C. Leribault va jusqu’à parler du caractère militant de la toile même si la carrière de Fantin ne sera jamais révolutionnaire en quoi que ce soit, il s’en faut : d’ailleurs tout confirme dans sa correspondance qu'il prendra toujours plus de distance vis à vis de Courbet que Delacroix n’aimait pas - faut-il le rappeler?

 

 

       En lisant cet indispensable catalogue, on ne peut que rêver aux choix de la postérité qui en prend à son aise avec les préférences de certains auteurs (l'exemple de Voltaire en littérature est flagrant). Fantin qui aimait tellement peindre les fleurs (un bouquet est au centre de l'HOMMAGE) et qui considérait que son DELACROIX était «une erreur» reste pour nous (si grande est la force des manuels scolaires et des Histoires de la peinture) le peintre des portraits de groupes (on pense avant tout, en dehors de nombreuses esquisses (pour un autre Delacroix ou pour l’anniversaire de Baudelaire), à son COIN DE TABLE (1872) qui nous offre Rimbaud et Verlaine et à UN ATELIER AUX BATIGNOLLES (on y voit Monet, Bazille, Renoir), hommage au peintre qu’il appréciait le plus, Manet. Mais alors Fantin n’est plus représenté sur le tableau : Christophe Leribault considère qu’un écart esthétique s’est creusé entre lui et ses amis et que c'est une façon pour lui de le reconnaître. Il est permis de se demander si le groupe peint d'artistes (4) ne fut pas aussi pour Fantin un moyen de défense contre ce qui lui échappait dans la peinture de son temps.
    Une preuve que son admiration pour Delacroix n’était pas feinte : assez tardivement (1889) il produisit en son honneur IMMORTALITE qui fut un succès et le ramenait au projet initial des années 1863/64, celui d’une allégorie au service de l’éloge de Delacroix (5).
 

  ROSSINI

 

 

(1)On reconnaît ici le travail d’Hélène Toussaint.
(2)Au musée Fabre, on peut voir un tableau inachevé de Courbet (1847), représentant Baudelaire.
(3)Sans qu’on en sache la date exacte, le texte de Baudelaire PUISQUE REALISME IL Y A, comme toute son œuvre critique, affirme son rejet profond  du réalisme.
(4)Envahissant à l'époque, il mériterait une étude isolée.

(5) Sur Legros, Fantin et la génération de 1863 il est loisible de lire le troisième opus de M. Fried, LE MODERNISME DE MANET(essais, Gallimard); sur le tableau de Fantin on peut aussi consulter la biographie  Manet, un rebelle en redingote de Beth Archer Brombert.

Partager cet article

Repost 0
Published by calmeblog - dans critique d'art
commenter cet article

commentaires